Buridane – « Pas Fragile »

Buridane vient tout juste de sortir son premier album intitulé « Pas fragile ». La jeune chanteuse nous invite dans son univers folk acoustique teinté d’une pointe de variet’.
La France est spécialiste des jeunes chanteuses qui essayent tant bien que mal de s’intégrer au paysage musical français. Armées de leurs ballades acoustiques romantiques, les Berry, Rose, Marie Espinosa et Joyce Jonathan sont au premier rang de ces chanteuses mielleuses qui ont du mal à s’imposer à un public autre que la ménagère et l’ado en manque d’amour.
Aux premières notes de « Badaboum », on pourrait facilement classer Buridane dans cette longue liste. Ce titre est frais, grand public et parfait pour un premier single.
Mais la pop fraîche n’est pas le seul style musical au menu de cet album. Buridane parvient même à nous emmener dans un univers rock sur le titre « Si y’a personne » qui n’est pas sans rappeler les vieux albums de Manu et ses camarades de Dolly.
Mais il y a un petit truc en plus chez cette blondinette qui nous interpelle. Il faut se pencher sur les paroles pour comprendre que la Rouennaise use de ses textes comme une thérapie.
Dès le deuxième titre, « Parfois on recule », on se rend compte que Buridane a besoin de parler, de se livrer, de partager. La jeune femme, auteur/compositeur sur tous les titres de l’album, nous livre ici son sentiment sur l’indécision et la peur de l’échec. Un adage qui n’est pas sans rappeler le paradoxe de l’âne de Buridan. Ce n’est pas pour rien que la demoiselle a choisi son surnom en clin d’œil à Jean Buridan, célèbre philosophe français du XIIème siècle.
Sur « Vice et Vertu » et « La dispute », la chanteuse utilise un phrasé qui rappelle avec plaisir l’univers d’Adrienne Pauly. Buridane semble d’ailleurs tout aussi tourmentée et complexée que la chanteuse de « J’veux un mec ». C’est ce que l’on peut distinguer sur les chansons « Mieux que moi » ou « Rapport à ».
En fin de compte, il ne faut pas juger Buridane au simple single « Badaboum ». Les maux qu’expriment Buridane dans ses chansons nous touchent et c’est bien là le principal.
Jean-Christophe Pignol




































Edgär – « Behind The Wall » – Notre Avis
Red Money – « Days of Tomorrow » : Notre Avis
Leopold Riou – « Seven » : Notre Avis
Cachemire – « Suffit juste d’une seconde » : Notre avis
BIRRD – « Take Off » : Notre Avis
Feu! Chatterton – « Labyrinthe » : Notre Avis
Bruit ≤ – « The Age of Ephemerality »: Notre Avis
Andrea Laszlo De Simone – « Una Lunghissima Ombra »
27 Letters – « Projection »



/// COMMENTAIRES