/// CHRONIQUES
Date d'ajout : 04-01-26

Cachemire – « Suffit juste d’une seconde » : Notre avis

Hello Nantais, si tu traînes tes converses du côté du Ferrailleur ou du Stéréolux, tu connais forcément leur blase. Les dignes héritiers du rock hexagonal « made in 44 » sont de retour. Cachemire vient de lâcher son dernier pavé dans la mare (ou plutôt dans la Loire) : Suffit juste d’une seconde.

L’album démarre avec Reset, et là, pas de sommation : c’est du rock abrasif, un son de stade qui défonce la porte à grands coups de guitares lourdes. On sent l’influence de pointures comme The Hives, avec cette énergie tonitruante et ce mélange savoureux de power pop et de punk. Le groupe ne fait pas dans le détail, mais avec une précision chirurgicale dans les mélodies.

Chez Cachemire, l’humour comme arme de dénonciation.  Dans « Mouscach » , ils rhabillent les influenceurs ivres d’argent avec l’humour qu’on leur connaît, le tout porté par une signature harmonique qui nous tabasse les oreilles (dans le bon sens du terme !). On retrouve cette verve sur « A l’ancienne », où le groupe refuse l’aigreur technologique pour prôner une modernité ancrée dans des racines punk. C’est frais, c’est progressiste, et ça fait un bien fou.

Mais l’album est aussi un plaidoyé pour la diversité et l’audace. Le cœur de l’album bat fort lorsqu’il s’agit d’humain. Notamment sur « Ma gueule » (véritable hymne à la différence et aux « gueules cassées »), ou sur « Adam » ( Sans doute le morceau le plus fort) abordant la transidentité à hauteur d’enfant avec une clarté folle sorte de prolongement musical de leur identité scénique, où les codes de genre volent en éclat. Enfin sur « Pied au plancher » un mélange rockabilly/punk qui célèbre la vie sans compromis et l’audace de la remise en question.

L’album sait aussi ralentir la cadence ou assombrir le trait. « 2080 » nous projette dans un futur où notre présent est un paradis perdu, traitant du climat avec une dynamique punk sautillante. Plus loin, ils s’attaquent à la maladie psychiatrique « Ces voix » avec cette capacité incroyable à rendre dansants des thèmes pourtant graves.

Le grand frisson arrive avec « Seul« , où le groupe traite du deuil avec une plume d’une finesse rare. Entendre ces « grands gaillards » chanter la solitude et l’absence avec une telle harmonie nous arrache forcément une larme.

Enfin l’album se clôt sur « Chanson pour Sépultures« . Un véritable pied de nez à la mort, prenant le contre-pied total des musiques d’enterrement classiques. C’est panache, c’est rock, c’est Cachemire. Dans ce disque, il y a de la sueur, de la puissance (façon Kokomo ou The Hives), mais surtout une âme. Cachemire fait trembler les barreaux de la cage et nous rappelle que le rock est avant tout une question de liberté.

Les prochain concerts dans la  région :

  • 7 février 2026 : Angers (49) – Le Chabada (avec Villa Fantôme). Attention, c’est souvent complet vite là-bas.
  • 7 mars 2026 : La Roche-sur-Yon (85) – Quai M (avec La Phaze). Un beau plateau 100% rock local.
  • 2 mai 2026 : Pontchâteau (44) – Festival La Corde Raide. Une grosse affiche avec Orange Blossom et Pogo Car Crash Control.
  • 16 mai 2026 : Brétignolles-sur-Mer (85) – Festival 7ème Vague.

Nos coups de coeur : PIED AU PLANCHER, ADAM, SEUL

Note : 9.0/10

Arnaud Le Tillau
arnaud.letillau@quai-baco.com


Copyright : Quai Baco Stimuli - Mentions légales - S'abonner - Contact Pro - contact@quai-baco.com - Quai Baco Production