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Date d'ajout : 10-01-13

Kid North – « Atlas »

Chronique Kid North - Quai Baco
Après un premier EP sorti en 2011, Kid North nous revient cette année avec leur premier album « Atlas » surfant sur la vague de l’indie pop ces 5 garçons nous abreuvent de leurs compositions entre guitares sautillantes et ryhtmes effrénés.

L’homogénéité est rarement au rendez-vous pour un premier album. En effet, il est souvent construit avec des titres révélants les différentes périodes du groupe. Et pourtant, il arrive parfois d’être surpris par l’homogénéité d’un album révélant à coup sur une maturité plus prononcée.

C’est ce qui ressort à l’écoute d’Atlas. Une indie pop millimétrée voire mathématique certaines fois, très anglo saxonne dans son approche.

Ainsi dès « Voices as Leaders », premier titre de l’opus, on ressent cette régularité et ce professionnalisme tant au niveau du son que de la structure.

Et c’est ce qui prédomine chez ces 5 garçons, des titres très dansants et très efficaces à l’image de « England » ou « Expedition » qui ne sont pas sans rappeler l’album « Beacon » de Two Doors Cinema Club ou certains titres de Phoenix.

Kid North - Quai BacoEt c’est le risque pris par Kid North d’avoir une musique très (trop ?) proche de ce qui se fait outre manche au rique d’être considéré comme un énième ersatz de l’indie pop anglaise et américaine. Mais c’est sans compter une touche très caractéristiques des français qui apparait sur des titres tels « Forest Arsons » qui, via un son très 80 dans les guitares et la batterie, nous laisse comme un petit air de The Police avec cette voix perdue dans l’écho. Cet arrangement qui n’a pourtant rien de minimaliste, est très technique et réalisé par petite touche à la manière du trio Guitare, Basse, Batterie de la bande de Sting.

On ressent sur ce titre la personnalité du groupe qui leur permet de se dissocier de leur collègues anglo-saxons et d’émerger dans un flot musical de plus en plus dense.

Côté construction, elle ne diffère que très peu pour chaque morceau : un couplet un peu faible mettant en avant un refrain très accrocheur et un gimmick réalisé à la guitare qui s’intercale. Même si ce principe abonde dans le sens de l’homogénéité de l’opus, on regrettera la systématisation de cette structure et l’absence d’un titre un peu plus lent ou posé qui aurait permis à l’oreille de se reposer. La lassitude peut nous gagner rapidement à l’écoute de tout ces titres (chacun pouvant être un tube à part entière) plus dansants les uns que les autres.

Heureusement Kid North sait parsemer son album de petites touches nuancées qui relancent à chaque fois l’écoute. C’est le cas de « Constellation » avec son gimmick un peu africanisan qui dépoussière clairement le style et « Wildfires » dont les claviers apportent une touche d’atmosphérique bien venue.

Le reste de l’album reste toujours très dansants au travers de guitares en harmonie et d’une rythmique très soutenue. Seul titre sortant du lot sur cette fin d’album, « Roaring Engine », 11ème et dernier morceau de l’album, qui du haut de ces 6 minutes nous gratifie d’une fin intrumentale démente!

Techniquement très au point, ce premier album de Kid North tient parfaitement la route en réussissant le tour de force de sonner excessivement anglo-saxon. On regrettera le côté un peu lisse et ressemblant de toutes les compositions à une ou deux près. Album dansant par excellence, Kid North montre ici de manière clairement affichée qu’il faudra dorénavant compter sur eux.

Arnaud Le Tillau
arnaud.letillau@quai-baco.com


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