/// CHRONIQUES
Date d'ajout : 06-03-20

The Wash – « Just Enough Pleasure To Remember »

C’est en 2017 que le Versaillais (Jérôme Plasseraud) et l’américain (David Quattrini) se rencontrent. De cette rencontre nait The Wash. véritables alchimistes pop, le duo nous livre un premier album intitulé « Just Enough Pleasure To Remember » aux envolées psychédéliques extrêmement réjouissantes. L’electro de The Wash balaye sur son passage, en un premier album superbement maîtrisé, une pop standardisée. 

The Wash - "Just Enough Pleasure To Remember" : La chronique

Pop californienne sur un premier « TwoFace » à l’electro dynamique rappelant beaucoup Portugal.The Men, le duo joue dans ce premier titre la carte de la séduction avec succès. Faisant cohabiter sonorités à la pop classique et claviers plus brutaux dans une même composition, ils donnent à voir une approche un peu décalée et superbement mis en musique sur un premier titre dansant. Pourtant il faut attendre le deuxième titre pour véritablement entrer dans l’univers atypique du duo.

Dans une pop déstructurée à l’electro extrêmement brillante, le duo dessine sur « Summer » une composition aux milles et uns détails qui ne cesse à chaque mesure de nous entraîner dans une pop virant psychédélique. Transformant une pop intimiste en un hymne grandiloquent ,  ils nous entraînent dans les pentes abruptes et enivrantes d’une pop puissante aux envolées lyriques. Travaillant un écrin de qualité pour une musique engageante et diablement addictive, The Wash impressionne de son aisance. 

Plus l’on s’enfonce dans cet album et plus les titres semblent émaner d’un MGMT a l’image des très bons « Strange Gift » ou « Morning Lights » . Jouant avec emphase d’une pop torturée, ils dessinent un univers musical rigoureux en constante transformation. Se plaisant à multiplier les bonnes idées, le duo travaille une construction pop très sinueuse avec un sens de la mise en scène musicale à couper le souffle. Multipliant les couches instrumentales sans jamais alourdir le tout, ils semblent planer au dessus du lot avec une aisance rare. Tirée au cordeau cette musique ne cesse de se transformer au travers d’une multitude d’approche qui voit le duo aussi à l’aise avec une electro grandiloquente qu’une pop lo-fi.

Sur la corde raide, la musique du duo ne cesse de se réinventer à chaque composition. Passant de l’électronique au psychédélisme assumé « Natasha » à la synth pop intimiste, le duo ne cesse de travailler et sculpter un univers aux mille et unes facettes. Colorés dans leur approche d’une pop à l’électronique bondissante, ils dessinent avec entrain une pop lumineuse possédant une capacité d’expérimentation assez impressionnante. 

Il y’a un côté hors norme chez The Wash, une façon d’aborder la musique qui déborde des cadres habituels. Avec beaucoup de doigté, le duo fédère autour de sa musique une nuée pop qui ne cesse de se réinventer dans un concert de bonnes ondes. Nous captivant de leur psychédélisme, ils esquissent avec soin une musique pleinement inscrite dans notre époque et aux inspirations multiples. Véritable kaleidoscope aux couleurs vives, cet album nous transporte dans un univers hors du temps où les réverbération s’ajoutent aux mélodies entêtantes pour un rendu qui nous touche de son foisonnement et de sa qualité. Avec soin, The Wash réussit à imposer une musique haut de gamme sans nous prendre une seule fois de haut. Respect !

Arnaud Le Tillau
arnaud.letillau@quai-baco.com


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