The Liminanas – « Crystal Anis »

Issu de la scène Perpignanaise, The Liminanas, groupe découvert par un label américain et depuis chouchou de la scène underground new-yorkaise, nous revient avec son nouvel album « Crystal Anis » dépoussiérant un son pop que l’on avait perdu l’habitude d’entendre.
L’album s’ouvre sur « Salvation », sorte d’ovni musical perdu entre rythmique très 60’s et son excessivement yéyé. Très mélodique, ce morceau nous met de suite dans l’ambiance vintage qui ne nous quittera pas tout le long de l’opus.
Découverts au Etats-Unis via des labels plustôt rock et grunge, Lionel et Marie Limiñana, (mari et femme à la ville) ont déjà sorti un album complètement passé inaperçu en France.
Fans assumés de la musique Gainsbourienne au sens large du terme, ils n’hésitent pas sur des titres comme « Longanisse » ou « Crystal Anis » à réaliser des compos très marquées de leur mentor avec un talent hors du commun. Les voix acidulés, le côté dandy de l’arrangement, les textes tout ici fait figure de rappel à Serge Gainsbourg.
On retrouve aussi cette référence dans le titre « Ballade pour Clive », titre classieux dont le jeu de basse rappelle celui de « Mélody Nelson » et qui au travers d’un son très répétitif et psychédélique nous hypnotise.
Malheureusement tous les titres ne sont pas de cet acabis. Alors que sur certains morceaux la recette gainsbourienne fonctionne, il se trouve que le côté répétitif peut vite lasser. C’est le cas sur les titres « AF3458 », »Kinam Baby » et « Hospital Boogie », où bien que toujours très vintage (banjo un poil désaccordé) au niveau du son et très entrainante au niveau de la rythmique, les titres deviennent de plus en plus monotones et l’on finit par zapper.
Heureusement, The Liminanas se rattrappent sur la fin de l’opus. En effet à part l’anecdotique « Betty and Johnny » , cette fin d’album est une suite de titre réellement impressionnants dont « Bad Lady Goes to Jail » morceau excessivement pop folk et « Belmondo » ou « I’m Dead » deux instrumentaux très psychédéliques aussi bien en terme de son (guitares shadows, orgues farfiza et batterie pleine de souffle) que de structures (rythmique constante et hypnotisante). Un délice!
A l’image de leur pochette, la musique pop de ces 2 français est à la fois classieuse et feutrée voire psychédélique. Ils revisitent avec talent les sons oubliés des années 60,70.
Possédant une réelle cote de sympathie outre atlantique, The Liminanas sont sur le point de d’envahir la France, un juste retour des choses !
Arnaud Le Tillau
arnaud.letillau@quai-baco.com



































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