Calexico – « Algiers »

Avec « Algiers », Calexico revient enfin à la formule qui a fait son succès. Un retour aux sources qui m’a réconcilié pour de bon avec le rock planant des Arizoniens.
Ça faisait un bail que je n’écoutais plus les nouveaux albums de Calexico. Depuis « Feast Of Wire », j’avais été plus ou moins déçu par les sorties du groupe originaire de Tuscon. Il se trouve que par hasard, j’ai été amené à écouter « Para », le premier single de ce nouvel album et v’là-t’y pas que je me suis retrouvé à taper du pied comme aux bonnes heures de « Sunken Waltz » et autre « Black Heart ».
Ce nouvel opus de Calexico, enregistré à la Nouvelle-Orléans, sonne comme un retour aux sources pour la bande de Tuscon. Dès le premier morceau, « Epic », nous retrouvons le son propre à Calexico : un mélange de guitares hispanisantes et de slides guitare, le tout agrémenté d’une mélodie entraînante et mélancolique.
Il y a ensuite le titre « Para » où les instruments fétiches du groupe se retrouvent réunis. Le morceau monte tranquillement en puissance jusqu’à ce refrain entêtant faussement nonchalant.
Si on poursuit l’écoute, on entendra des airs d’Arcade Fire dans « Splitter ». Notamment dans la descente note par note au piano et avec un tempo entraînant digne d’un « Rainin’ in Paradize » de Manu Chao. Et puis il y a cette voix… Ah, cette voix ! Doublée, elle enchante et donne le frisson.
Le reste de l’album oscille entre des balades à l’américaine comme « Maybe on Monday » ou « Algiers » (du nom du quartier de la Nouvelle-Orléans où le groupe à enregistré l’album) et des titres à connotations hispaniques comme « Sinner in the sea » ou « Not Te Vayas ». Le résultat est un album complet qui fait office de lien entre les peuples. On pourrait même parler d’album-frontière voire de musique émigrante tant ce mélange de culture musicale rend un son homogène et mélancolique.
Bref, un très très bon album.
Pour info, il existe une version deluxe comprenant un second CD live enregistré à Vienne & Potsdam, avec orchestre symphonique, lors de leur dernière tournée européenne.
Arnaud Le Tillau
arnaud.letillau@quai-baco.com




































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