Baden Baden – « Coline »

Baden Baden ? Une ville thermale à la frontière Française ? Oui, mais il faudra maintenant compter sur ce groupe pop rock qui nous livre avec « Coline » un premier album d’une très grande qualité.
Dès les premières mesures de « Coline » on pense de suite à Girls in Hawaii ou Nada Surf notamment dans tous les morceaux chantés en anglais. La voix ressemble à s’y méprendre au groupe belge. Certains titres comme « Good Heart » ou « You’ll see » nous enveloppent avec ce côté harmonique et symphonique typique du groupe Girls in Hawaii. Mais la comparaison s’arrête là. En effet, a bien des égards Baden Baden est atypique.
Il y a tout d’abord cette trouvaille de réaliser une intro à cet album avec « Les couleurs », et en Français s’il vous plaît ! Il y a aussi ces fins de morceaux magiques qui laissent en suspens la mélodie durant quelques secondes. Petite pause bienvenue qui nous permet de respirer entre 2 titres comme sur « Good Heart ».
Dès l’écoute de « Chanmé » on comprend que l’on est en présence d’un très grand groupe. Ce titre chanté en français sonne très pop-folk et ressemble dans sa structure et ses sons à certains titres de Syd Matters ou de Cocoon. Alors que les auvergnats s’évertuent à chanter en anglais, Baden Baden n’hésite pas à imposer le français sans pour autant dénaturer le morceau. Comme quoi, la langue de Molière lorsqu’elle est bien amenée peut sonner très pop.
D’ailleurs, dès l’arrivée des titres chantés en français (la moitié de l’album) on découvre une nouvelle facette du groupe qui tire son épingle du jeu grâce à de réelle trouvailles qui les fait passer plutôt du côté de la bonne chansson Française/anglo saxonne plutôt qu’un énième groupe faisant du pop rock à l’anglaise.
Le tour de force de Baden Baden (Ville où le père d’un des membres du groupe à longtemps séjourné) est d’avoir su méler les titres en Anglais et en Français sans que l’homogénéité globale de l’album s’en ressente.
Certains titres rappellent les bons albums des Innocents. Le début du titre « Evidemment » est clairement inspiré de « Colore » alors que le corps de la chanson se rapproche davantage de Mickey 3D (Guitare saturée, petite mélodie très prenantes, clavier en sous main, basse omniprésente).
Le tube « La Descente » est plus proche de sonorités à la Eiffel, et plus particulièrement des albums solo de son leader Romain Humeau. C’est très pop, très mélodique sans pour autant être mielleux.
Enfin on retrouve avec délectation des relents de Beirut sur certains titres comme ce splendide « Anyone« , beau à tomber et qui nous fait voyager à travers les grands espaces.
Ces 3 Français ont réussi le pari de réaliser des musiques sonnant comme une évidence. Cet album fait un bien fou, il dénote particulièrement dans le paysage musical actuel.
Les parisiens sont à coup sûr partis pour une longue carrière et on ne va pas s’en plaindre !
Arnaud Le Tillau
arnaud.letillau@quai-baco.com



































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