Grizzly Bear – « Shields »

Les américains de Grizzly Bear reviennent avec un nouvel album intitulé « Shields ». L’album précédent, « Veckatimest », m’avait quelque peu déçu au vu des critiques dithyrambiques qui l’encensaient. C’est donc avec une légère appréhension que je me lance dans l’écoute de ce « Shields ».
En écoutant leur single « Yet Again », titre très lancinent, hypnotique, mélodique, riche à souhait avec ces 4 accords qui, lorsqu’ils vous entrent en tête n’en ressortent qu’au prix d’une écoute du « Petit bonhomme en mousse », je me suis dis que cette fois-ci : nous tenons un bel et bon album.
Dès le premier titre de « Shields » je retrouve malheureusement ce qui m’avait agacé dans l’écoute de « Veckatimest », ce mélange de compositions très technique couplé à une mélodie assez faible. Tout de suite on reconnaît la patte (du grizzly…) de la bande de Brooklyn au niveau des sons (très travaillés) et de la structure (destructurée). Autant je suis fan des destucturations à la MGMT ou Late of the Pier, autant là cela m’agace. Ce qui me perd est ce manque de progression dans chacune des chansons comme si elles avaient été passées au mixeur et restitueées en sortie sans grande homogénéité…
Il se trouve pourtant que certains titres font mouche comme « Speak in Rounds » avec cette cavalcade soutenue et des petites guitares bien placées ou ce titre de 1min03 « Adelma » qui permet une belle pause dans cet album (oui je suis encore de ceux qui écoutent les pistes dans l’ordre …).
Bien sûr « Yet Again » est un joyaux dont j’ai parlé plus haut mais c’est pour vite retomber dans le « Radiohead » discount avec « The Hunt » ou les morceaux très jazouilles comme « What’s wrong », certes très techniques mais n’ayant à mon sens aucun charme.
Cet album est donc une petite déception pour moi. Il est très technique plein de concept au niveau des structures mais manque cruellement de chansons simple à la mélodie fluide. L’impression qui se dégage pour chaque titre est une recherche constante d’une structure alambiquée au détriment de la mélodie.
Même le dernier titre « Sun in your Eyes » n’enlève pas ce sentiment d’avoir quelques peu subit ces musiques.
Arnaud Le Tillau
arnaud.letillau@quai-baco.com



































Edgär – « Behind The Wall » – Notre Avis
Red Money – « Days of Tomorrow » : Notre Avis
Leopold Riou – « Seven » : Notre Avis
Cachemire – « Suffit juste d’une seconde » : Notre avis
BIRRD – « Take Off » : Notre Avis
Feu! Chatterton – « Labyrinthe » : Notre Avis
Bruit ≤ – « The Age of Ephemerality »: Notre Avis
Andrea Laszlo De Simone – « Una Lunghissima Ombra »
27 Letters – « Projection »



/// COMMENTAIRES