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Date d'ajout : 19-04-12

Tryo est dépassé par la demande

Tryo - Quai Baco

Les débuts de la Tryo-story remontent à 1991. A cette époque, Guizmo et Manu Eveno jouent dans un petit groupe : M’Panada.

Guizmo est aussi projectionniste à la MJC de Fresnes, dans le Val-de-Marne, où il fonde l’association culturelle « J’ai envie de faire un truc ». C’est dans ce cadre qu’il sympathise avec Christophe Mali en 1993. Ce comédien diplômé en philo chante et joue du piano pour les jeunes à la MJC. Il est aussi en train d’écrire une comédie musicale, « Histoire de piano », dans laquelle il propose à Manu et Guizmo de participer. Les trois compères se donnent ainsi des coups de main, réciproquement.

« On venait tous les trois de milieux différents ; le milieu associatif nous a réunis. » (L’expressmag, 1er décembre 2005)

La tête dans les nuages

Mais les futurs membres de Tryo ne réalisent leur potentiel commun qu’en 1995, lors d’un séjour dans les Pyrénées.

Manu : « La naissance du groupe a eu lieu en Andorre, à 3000 mètres d’altitude. Le soir, au campement, on jouait autour du feu. Il y avait des chansons de Guizmo, de Mali ou de je ne sais qui et leur jeu consistait à adapter toutes ces chansons en reggae, en ajoutant des harmonies vocales. Les copains se sont mis à nous dire : ‘’C’est formidable, les trois timbres se mélangent trop bien. Vous avez un truc à vous trois. Il faut faire un truc.’’ » (Guitarist, décembre 2005)

Ce truc, c’est une première partie à la MJC de Fresnes, en novembre 1995. Un des gars présents autour du feu, Totor, y joue avec son groupe Morokon. Il propose à Christophe, Manu et Guizmo de monter sur scène ensemble.

Ce sont les débuts officiels de Tryo, comme l’annonce l’affiche du concert.

Manu : « Il y avait marqué Morokon et invité, Tryo. On a demandé : ‘’Mais, c’est qui ce Tryo ?’’ Et le mec de la salle nous a répondu : ‘’Ben c’est vous, vous êtres trois, non ? Et quand on lui a demandé pourquoi il avait mis un ‘’y’’, il nous a juste dit qu’il avait ajouté une petite barre parce qu’il trouvait ça plus joli. » (Guitarist, décembre 2005)

La mayonnaise prend sur scène entre Guizmo, Manu et Mali qui décident de continuer à se faire plaisir ensemble. Cette même année, ils font la connaissance de Bibou, leur futur ingénieur du son et manager.

Nouveaux horizons

En 1996, le groupe en a marre des salles parisiennes et veut tenter de percer en province. Ils choisissent la Bretagne, la Vendée et la Bourgogne en partant sur la route les six derniers mois de l’année.

Mali : « Le lendemain des concerts, les gens allaient à la FNAC demander le disque de Tryo. Les vendeurs ne connaissaient pas car nous n’avions pas d’albums. » (Le Parisien, 8 décembre 2005)

C’est le moment que choisit Bibou, ingénieur du son à la MJC de Fresnes, pour produire une cassette de six titres. Cette cassette est avant tout destinée à trouver des contrats, mais les fans de la première heure en redemande. Elle s’écoule à 1500 exemplaires.

Cette même année de 1996, Tryo accueille un quatrième laron : Daniel, un percussionniste qui a joué dans une pièce de théâtre avec Mali.

Daniel : « Au départ, musicalement ça a été difficile. Il y avait une grande place accordée aux textes sur des musiques à deux ou trois accords. Etre le quatrième dans un groupe qui s’appelle Tryo, ce n’est pas évident ! D’ailleurs, au début j’étais présenté comme le ‘’percussionniste invité’’. Même si je faisais partie intégrante du groupe. Cela a mis un peu de temps avant que les gens comprennent. » (Batteur magazine, décembre 2005)

Les Bretons, fans avant l’heure

En 1997, le public est au rendez-vous. Le groupe produit dans l’urgence son premier album : « Mamagubida ». Il utilise pour ça un huit pistes et certains morceaux sont enregistrés en live à la MJC de Fresnes ou dans le bar du frère de Guizmo, en Bretagne.

Guizmo : « Quand on a enregistré le premier album ‘’Mamagubida’’, dans un bar ultra-plein en Bretagne, les gens connaissaient toutes les chansons. » (20 Minutes, 28 octobre 2005)

Pendant plusieurs mois, le groupe distribue lui-même son disque à la sortie des concerts et doit en refabriquer régulièrement. « Mamagubida » s’écoule à plus de 15 000 exemplaires et attire les maisons de disques.

« Quand on a commencé à vendre pas mal de CD, on avait peur de faire ‘’tube de l’été’’ donc on a freiné beaucoup de choses au début. On a refusé de réenregistrer l’album, on a refusé de sortir un single radio. » (tryo.e2blog.fr)

Tryo reste campé sur son éthique, jusqu’au jour où le groupe ne peut plus satisfaire la demande. Les premiers fans veulent l’album et le groupe est obligé de se faire accompagné par un label. Il choisit Yelen Musiques, une filiale de Sony, à la fin de l’année 1998.

 « On est distribué par une grosse maison de disques, mais on produit nous-mêmes notre album. On est libres, personne ne nous dit quoi faire. » (Lolie, décembre 2005)

Cinq mois après la nouvelle sortie de « Mamagubida », l’album franchit les 80.000 ventes, puis les 130.000 à la fin de l’année. Il n’en finit plus de trouver un public ; à l’été 2001, il s’est écoulé plus de 500.000 exemplaires.

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