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Date d'ajout : 08-02-12

Tracy Chapman réalise des démos pour une radio universitaire

Tracy Chapman

Tracy Chapman naît aux Etats-Unis le 30 mars 1964. Elle grandit à Cleveland, dans le Midwest, une ville industrielle de chômeurs où la discrimination raciale fait partie de son quotidien. Sa pauvre famille issue de la classe ouvrière lutte pour gagner sa vie, sans vraiment y parvenir.

C’est dans ce contexte économique et social que la petite Tracy découvre la musique.

« J’ai commencé à faire de la musique très tôt. Mes parents m’avaient offert un ukulélé, puis j’ai appris à jouer de l’orgue. J’ai également fait six années de clarinette classique. » (rtl.fr)

En 1968, son père quitte la famille et la jeune musicienne se retrouve seule avec sa mère et sa sœur.

« Je me rappelle que la musique était partout. Ma mère et ma sœur étaient tout le temps en train de chanter. On écoutait aussi la radio, on écoutait des disques. C’est drôle, mais je n’ai pas de souvenirs précis en particulier, ça faisait tout simplement partie intégrante de ma vie. » (rtl.fr)

C’est à l’âge de huit ans, en 1972, que la petite Tracy reçoit sa toute première guitare des mains de sa mère, malgré la pauvreté du foyer familial. Elle se met aussitôt à écrire des chansons personnelles.

Une adolescente studieuse

Tracy Chapman part ensuite étudier à la Wooster School de Danbury, dans le Connecticut, grâce à une bourse providentielle. Elle y joue de l’orgue pendant les offices religieux et l’aumônier du lycée, le Révérend Robert Tate, organise une collecte pour qu’elle puisse s’acheter une nouvelle guitare. Quelques années plus tard, le bienfaiteur sera remercié sur la pochette du premier album de la chanteuse.

« J’ai commencé à chanter et à écrire des chansons très tôt dans mon enfance, mais je n’avais pas pensé à en faire un métier avant d’arriver au collège. » (La Libre Belgique, 17/10/02)

En 1982, diplôme acquis, elle poursuit ses études à la Tufts University de Medford, dans le Massachussetts, où elle obtient le diplôme d’Anthropologie et d’Études africaines.

« J’étais une des premières personnes de la famille à aller au collège et à l’Université. Il était important, pour ma famille comme pour moi, de terminer ces études. Je n’étais pas sûre non plus que l’anthropologie soit une voie très rassurante pour l’avenir, mais bon… C’est une part de ce qui a fait la musicienne que je suis aujourd’hui. » (La Libre Belgique, 17/10/02)

Retour à la musique

Après ses études, Tracy Chapman intègre brièvement un ensemble de percussions africaines avant de migrer à Boston, où elle joue dans la rue.

Un jour de Thanksgiving, il fait froid, il neige. Elle n’a pas d’argent, ni rien de particulier à faire. Une copine lui suggère de chanter dans la rue pour se faire un peu de monnaie. Quelques heures plus tard, elle se retrouve à Harvard Square, sous la neige tombante, sa guitare à la main, une boîte aux pieds. Elle interprète des vieux morceaux de blues, des chansons apprises en classe d’ethnomusicologie et quelques compositions originales. Elle gagne ainsi 30 dollars, de quoi acheter pour elle et sa copine un repas de Thanksgiving.

Confiante, elle intègre petit à petit le milieu musical de Boston. On la voit de plus en plus sur scène et elle enregistre pour la première fois un morceau. « For My Lover » est une piste parmi d’autres sur un 33 tours produit par la revue locale Fast Folk Musical Magazine.

Elle réalise en parallèle quelques démos pour la radio universitaire jusqu’au jour où, de fil en aiguille, un étudiant la présente au producteur David Kershenbaum et au manager Elliot Roberts d’Elektra Records.

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