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Date d'ajout : 27-03-12

Sinclair produit un album dans son appart

Sinclair - Quai Baco

Mathieu Blanc-Francard, plus connu sous le pseudo Sinclair, naît le 19 juillet 1970 à Tours.

Il grandit en région parisienne dans une famille qui fait de l’industrie musicale son gagne-pain. Son arrière-arrière-grand-mère était cantatrice, son oncle est un des premiers animateurs radios à avoir démocratisé la World Music, mais la personne qui a le plus d’influence musicale, c’est papa. Dominique Blanc-Francard, ancien membre des Pingouins, est un des plus grands ingénieurs du son français.

« Avant d’être fan de musique, mon père était fan de sons. Il écoutait quantité de choses différentes et m’a expliqué la musique à travers la technique. Ainsi apprend-on à écouter différemment. C’est une culture aussi. » (Libération, 26/11/98)

Tout prédispose le jeune Sinclair à la musique, même s’il envisage à l’époque de devenir réalisateur pour le cinéma.

En quatrième, il trouve un truc infaillible pour faire tomber les nanas avec son pote David Marouani, futur membre de David et Jonathan. Ensemble, ils organisent des concerts privés au lycée. On y trouve les premières fans du blondinet, qui chante alors du Lionel Richie.

Musicalement consciencieux

La musique prend une part de plus en plus importante à mesure que les années passent dans la vie du jeune Sinclair.

 « Mon père terminait des maquettes et tout était branché. J’ai pris le micro, mis un casque sur mes oreilles, il y avait une réverb. C’était fabuleux. Quand on chantait, on avait le sentiment de se trouver dans une cathédrale. C’est ainsi que tout a commencé. » (Libération, 26/11/98)

Vers 15 ans, il fait un choix important pour son avenir : fini l’école, il veut vivre par et pour la musique.

« A l’école, j’étais celui qu’on savait intelligent, mais qui ne foutait rien. » (France Soir, 25/10/01)

Il arrête sa scolarité peu avant le bac. Un choix qu’il regrettera plus tard, mais qui l’oblige à aller au bout de son nouveau chemin de vie.

Il commence alors par bricoler dans son coin, à faire ses gammes seul dans sa chambre.

« Cela m’a permis d’exorciser mes envies musicales les plus ignobles » (Libération 26/11/98)

Ce qui le fait vibrer, c’est la musique noire-américaine comme le blues ou le gospel. Il adore la voix de Stevie Wonder, les riffs de Jimi Hendrix, le funk de Prince et Sly Stone. Petit à petit, guidé par ses modèles, il progresse à la guitare, au clavier et se familiarise avec les techniques d’enregistrement en studio.

Tout naturellement, il finit par monter un premier groupe avec son pote du collège : David Marouani. Les deux amis répètent dans une cave et Sinclair se prend à rêver de célébrité. Il lui faut alors trouver un nom. Un soir de 1991, il a une vision après avoir fumé un joint avec son frère-colocataire. Il imagine une affiche avec son visage et un nom en lettre de feu : « Arsène Pigalle ». C’est décidé, il se fera appeler ainsi. Pourtant, plus le temps passe et plus l’idée ne lui paraît pas si judicieuse. Il finit par opter par « Sinclair », simplement parce que ça sonne bien.

C’est avec ce même frère, Hubert, producteur et DJ connu sous le nom de Boom Bass, que Sinclair enregistre son premier album en 1992 : « Que justice soit faite ». L’album est produit dans l’appartement des deux frangins avec un Sinclair limite maniaque, voulant contrôler l’ensemble de la production. On le retrouve derrière chacun des instruments présents sur le disque, à l’exception de la batterie.

Si l’album est produit, ce n’est pas pour autant que la célébrité est au rendez-vous. Jusqu’au jour où, l’année suivante, il sort chez Virgin. « Que justice soit faite » est bien accueilli par les critiques et, surtout, par les jeunes qui apprécient l’univers funk made in France. L’album s’écoule à plus de 100 000 exemplaires, la carrière d’Arsène Pigalle est lancée.

 

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