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Date d'ajout : 21-03-12

Nosfell gagne des prix au festival Chorus des Hauts-de-Seine

Nosfell - Quai Baco

Labyala Fela Da Jawid Fel, alias Nosfell, naît le 1er décembre 1977 à Saint-Ouen, en Seine Saint-Denis.

« Nosfell », c’est la contraction de « Nostrum Fellow », que l’on peut traduire par « celui qui marche et qui guérit ».

La famille est très cosmopolite avec un père berbère qui parle sept langues et une mère d’origine italienne et espagnole.

« Adolescent, j’ai eu besoin de me fabriquer un univers, pour m’échapper et aussi simplement pour survivre. Les relations avec mon père étaient parfois très difficiles. C’était quelqu’un de très brillant, qui parlait plusieurs langues, mais c’était aussi un mythomane.» (20minutes.fr, 22/06/09)

Cet univers, il a un nom : le Klokochazia. C’est un archipel d’îles façonné par l’Histoire et non par l’Homme. Nosfell construit ce monde imaginaire au gré de ses envies. Il le raconte dès 14 ans grâce à la musique et dans un langage inventé : le klokobetz.

La musique comme exutoire

Les mots et la musique deviennent des échappatoires où le jeune Nosfell se réfugie systématiquement, parfois avec excès.

« A la maison, étant jeune, il y avait beaucoup de disques mais pas d’instrument. Je suis venu à la musique par passion et aussi par nécessité, pour trouver un moyen de canaliser une énergie qui me perturbait beaucoup en tant qu’individu dans mon quotidien. Ça c’est traduit par des journées, des soirées entières passées chez un pote par pur intérêt parce qu’il avait une guitare. J’étais un peu un parasite, mais c’était viscéral, j’avais besoin de faire de la musique. » (zyvamusic.com, 01/12/06)

Il apprend à jouer en autodidacte, mais jouer tout seul ne suffit pas à soulager son mal-être. Il a besoin de partager son univers avec les autres. Le meilleur moyen, c’est la scène qu’il découvre en 1999.

« Je faisais des chansons que j’enregistrais chez moi. Puis je me suis rendu compte que je pouvais monter sur scène et raconter mes histoires. Alors j’ai foncé sans trop me poser de questions, sans savoir si c’était payé ou s’il y avait du matériel. Le principal était de jouer car j’en avais besoin pour exprimer et canaliser mon énergie. » (zyvamusic.com, 01/12/06)

Au fur et à mesure de ses prestations, le public se fait de plus en plus fidèle. Les gens reviennent au concert suivant avec de nouvelles personnes. Ça se passe surtout au Baiser Salé, un club de jazz parisien qui lui accorde une scène tous les deux mois en première partie de soirée.

Pierre, son alter-égo

En 2001, Nosfell rencontre son futur partenaire de scène et ami, le bassiste et violoncelliste Pierre Le Bourgeois.

« Un copain avait vu Pierre en concert et m’avait soufflé l’idée qu’il serait bien que son violoncelle intègre ma musique, qu’il fallait que je le vois alors que je ne cherchais rien de particulier… Je suis donc allé chez lui avec des pâtisseries, on a écouté des disques et je lui ai joué quelques morceaux. » (Rock sound)

L’entente entre les deux artistes est immédiate. La collaboration semble évidente.

« Pierre, c’était d’abord une rencontre humaine. J’ai ensuite appris à aimer sa façon très moderne de s’adresser à son instrument et aussi la grande pureté de sa musique. Je suis heureux de me dire que je progresse avec lui. On se complète. C’est un vrai dialogue. » (theticket.be, 18/03/05)

L’international avant la France

L’année suivante, les deux musiciens partent au Japon, au Canada et aux États-Unis pour tester leur complémentarité. Ce sont les premières notes et les premières images de l’univers Nosfell, ce mélange unique d’expressions corporelles, de pirouettes vocales et de rythmes frénétiques à la guitare. Le public est touché, peu importe sa langue maternelle. Le langage particulier de Nosfell fait mouche.

Le duo n’est pas connu en France jusqu’au jour où il remporte deux trophées au tremplin Starting Rock du festival Chorus des Hauts-de-Seine. La suite du parcours est plus simple : Pierre et Nosfell font les premières parties de la tournée de Tryo. Ils remportent en 2004 le prix Attention Talent Scène du Printemps de Bourges puis sortent leur premier album autoproduit : « Pomaï Klokochazia Balek ».

« On a fait l’album avec Pierre, mon alter-ego violoncelliste, parce qu’on a un public qui voulait un souvenir à la fin des concerts. On a utilisé l’argent gagné au tremplin du Chorus des Hauts-de-Seine pour enregistrer dans des conditions artisanales. On nous a prêté une maison à la campagne, où nous avons pu travailler à notre rythme. » (rfi.fr)

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