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Date d'ajout : 23-04-12

Moby insiste avec un 4ème single

Moby - Quai Baco

Moby naît Richard Melville Hall le 11 septembre 1965 à Harlem, New York. « Moby » est un surnom donné par ses parents dès ses premiers jours. C’est un descendant direct d’Herman Melville, l’auteur de Moby Dick.

Moby a deux ans lorsque son père meurt dans un accident de voiture. Le fils unique déménage alors avec sa mère dans une étrange maison à proximité de la prison de Danbury, dans le Connecticut.

En 1968, le petit Moby connaît une révélation grâce à l’autoradio de la Plymouth familiale.

« C’est en entendant ‘’Proud and Mary’’ de Creedence Clearwater Revival que la musique est entrée dans ma vie, à 3 ans et demi. » (Aden, 16 février 2000)

L’année 69 est marquée par deux déménagements successifs : à San Francisco puis à Darien, back to Connecticut.

Une période hippie à 5 ans

Moby est scolarisé à l’école primaire de Royle où il se lie d’amitié avec le futur acteur Robert Downey Jr. Les parents de Robert ont l’habitude de fumer de l’herbe, ce sont les premiers d’une longue série dans l’entourage de Moby.

« Ma mère et moi allions parfois en week-end dans une communauté hippie et à ce moment je détestais ça. J’avais cinq-six ans et ces gens me faisaient peur. Ils avaient les cheveux longs, ils étaient sales et très bizarres. » (Vibrations, mai 2002)

8 ans et déjà musicien

Moby, comme tous les gamins de l’époque, grandit aux sons du poste de radio. Il découvre ainsi la musique populaire et se forge l’oreille grâce aux goûts éclectiques de sa mère : jazz, rock et musique classique.

Il se plonge sérieusement dans un apprentissage musical dès l’âge de 8 ans. Il commence par la guitare, puis le piano et la batterie.

En 1975, la famille déménage une nouvelle fois. Elle s’installe pendant deux ans à Stratford avant de revenir à Darien.

« J’avais des amis dont les parents déménageaient à l’autre bout de la planète. En ce qui me concerne, on bougeait surtout à l’intérieur du Connecticut. » (Vibrations, mai 2002)

A la fin des années 70, Moby prend des cours de guitare autant pour se perfectionner que pour passer du temps avec son prof, une jolie fille dont le charme ne laisse pas indifférent le jeune adolescent.

S’il ne parvient pas à conclure, il réussit quand même à jouer son premier morceau à la guitare, « Crocodile Rock », et se sent prêt à jouer en groupe.

« On connaissait 2 chansons. ‘’Money’’ de Pink Floyd et ‘’Birthday’’ des Beatles. » (Moby par Moby, 30 avril 2002)

Les premières armes

Les débuts officiels du groupe fondé par Moby remonte à 1980. Baptisé au départ The Banned, il devient Uxb puis DDL avant de finir par s’appeler les Vatican Commandos.

« On a commencé à faire des reprises de Clash et des Sex Pistols, avant d’écrire nos propres chansonnettes punk, telles que ‘’Housewives on Valium’’ et ‘’Wonder Bread’’. » (Moby par Moby, 30/04/02)

En 1983, le groupe sort un premier disque : « Hit Squad for God ».

L’année suivante, AWOL, un autre groupe New Wave dans lequel Moby évolue, sort un album éponyme.

Mais le vrai tournant pour Moby, c’est l’acquisition d’un 4-pistes.

« C’était un magnéto cassette Tascam de couleur marron que j’ai installé au sous-sol chez ma mère. Je me suis rendu compte que je pouvais achever des chansons tout seul, sans avoir à dépendre d’autres musiciens. » (Moby par Moby, 30 avril 2002)

Au boulot !

Si le jeune artiste a bien décroché son bac en 73, il abandonne rapidement l’Université du Connecticut et s’installe dans une usine désaffectée.

« Je me suis installé là-dedans pour pouvoir faire de la musique sans trop de contraintes matérielles : j’en ai gardé certaines habitudes. Je vivais dans cet univers insalubre sans chauffage, sans eau, mais avec des rats et des dealers de crack, et je composais jour et nuit. » (20 ans, mai 2002)

Le travail fini par payer. En 1984, il fait ses débuts officiels en solo en tant que DJ dans une boîte à Port Chester, dans l’État de New York.

« Mes premières expériences de DJ consistaient à passer des disques à 3 heures du matin, en milieu de semaine, pour 4 ou 5 ivrognes dans le coltar. » (Moby par Moby, 30 avril 2002)

Trois ans après cette première expérience, Moby décide de se lancer à l’assaut de New York. Il distribue ses démos pendant deux ans mais ne trouve pas une seule maison de disques intéressée. Il est obligé de faire des petits boulots et de vivre dans une autre usine désaffectée du Connecticut.

La machine s’emballe

En 1989, la chance lui sourit enfin. Instinct Records, une maison de disques new-yorkaise s’intéresse au jeune musicien qui sort un premier single « Time’s Up » sous le pseudo Brotherhood.

« Ce disque a dû se vendre à, je ne sais pas, 8 exemplaires. » (Moby par Moby, 30 avril 2002)

Puis Moby commence à remplir certains contrats de DJ dans des clubs comme le Mars, le Palladium, le Palace de Beauté ou le MK. C’est d’ailleurs au MK qu’il effectue son premier concert électronique, en 1989. Le second suit un an plus tard au Palladium, devant 5000 personnes.

Moby, qui commence à se faire un nom, sort un deuxième single dans la foulée. « Mobility » se vend à 2000 exemplaires environ.

« J’étais fou de joie. Vraiment. Je m’attendais à faire le même score qu’avec le single de Brotherhood, alors pour moi, vendre plus de 100 disques fut un grand succès. » (Moby par Moby, 30 avril 2002)

Il enchaîne l’année suivante avec un troisième single « Voodoo Child » qui connaît à peu près le même sort. Moby peine à décoller jusqu’au jour où il sort un quatrième single, « Go », au printemps 1991.

« J’espérais atteindre les 4 000 ventes. Aujourd’hui on en est à un million d’exemplaires, et il a même été repéré par le magazine Rolling Stones comme étant l’un des meilleurs disques de tous les temps. C’est là que les choses ont commencé à devenir un peu dingues. La scène rave commençait à exploser, je sortais des disques qui se vendaient pour de bon et je faisais des allers retours en Europe pour me produire sur scène. » (Moby par Moby, 30 avril 2002)

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