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Date d'ajout : 29-03-12

Joe Cocker reprend les Beatles

Joe Cocker - Quai Baco

Joe Cocker naît John Cocker le 20 mai 1944 à Sheffield dans le Yorkshire anglais. Il est le fils de Madge et Harold Cocker.

En 1957, vers l’âge de 13 ans, John se sent attiré par la musique de Ray Charles et Lonnie Donegan. Il se procure une batterie basique. C’est son premier instrument, ses premières notes de musique.

En 1960, il a 16 ans quand il sort du collège technique avec un diplôme de plombier en poche. Il se confronte aux conduites de gaz de la ville, mais n’abandonne pas pour autant la musique. Influencé par le jazz, le country et le blues, il intègre un groupe local, The Cavaliers, animé par son frère Vince. Il y joue comme batteur et harmoniciste.

« J’étais batteur dans le groupe, mais je n’ai jamais pensé que j’étais bon. C’est difficile de chanter et de jouer de la batterie en même temps. Un jour, les membres du groupe m’ont dit : ‘’Tu dois choisir entre le chant et la batterie. Et on préférerait que tu reste derrière les fûts parce qu’on ne trouvera jamais de batteur. Nous avons donc gardé notre horrible chanteur. » (superseventies.com)

En 1962, John devient quand même le chanteur du groupe.

Puis il découvre le rock’n’roll grâce à Little Richard et Gene Vincent ; mais aussi le blues, avec son artiste préféré : Ray Charles. Il ne se lasse pas d’écouter « What’d I Say » qui agît sur lui comme une révélation.

En 1963, The Cavaliers change de nom et devient Vance Arnold & The Avengers. John décide alors de se donner un nom plus américain ; il choisit « Joe ». Il travaille le jour dans les conduites de gaz au profit de la compagnie nationale de l’Est des Midlands et chante le soir dans les clubs de Sheffield. Vance Arnold & The Avengers va jusqu’à se produire en première partie des Rolling Stones.

Un second groupe pour se faire un nom

En 1964, Joe a des envies persos et crée le groupe Joe Cocker Big Blues. C’est le moment choisi par la compagnie du gaz d’offrir à son employé un congé sans solde de six mois. Cela permet à Joe de passer une audition auprès d’un producteur indépendant basé à Manchester. Ce dernier lui propose un contrat pour un 45 tours auprès de la firme Decca. Joe enregistre « I’ll Cry Instead » des Beatles et, sur la deuxième face, reprend « Georgia on my mind » de son idole Ray Charles.

Avec le Big Blues, Joe parcourt l’Angleterre et la France où on le surnomme « Le petit Ray Charles ». En France, Joe chante plutôt dans les bases militaires, devant un public de GI’s américains. Selon ses souvenirs, les Noirs apprécient, mais les jeunes Blancs se bouchent les oreilles. Cette première aventure tourne court : le 45 tours « I’ll Cry Instead » passe inaperçu. La légende veut qu’il n’ait rapporté que 10 shillings de royalties à son auteur.

« Mes parents m’ont dit : ‘’Tu as tenté ta chance, maintenant trouve-toi un vrai travail’’. » (superseventies.com)

Denny Cordell, l’homme qui a tout changé

Après la séparation du groupe Big Blues, Joe a 20 ans. Il retourne à Sheffield, mais ne se décourage pas pour autant. Il cherche à créer un nouveau groupe. C’est chose faite après sa rencontre avec le musicien et compositeur Chris Stainton. Ils fondent ensemble le Grease Band qui se produit dans le nord de l’Angleterre en reprenant des tubes de Tamla Motown et des classiques blues et soul.

En 1966, Cocker et Stainton composent ensemble « Marjorine », un titre important dans la carrière de Joe car il lui permet d’être repéré par Denny Cordell, un important producteur de l’époque. Celui-ci propose rapidement une séance d’enregistrement. Le 45 tours sort chez Regal Zonophone, une filiale de EMI. Le succès n’est pourtant pas au rendez-vous. Jusqu’au jour où Joe reprend le célèbre et récent tube des Beatles : « With A Little Help From My Friends » sous les conseils de son producteur.

Denny Cordell a un penchant autoritaire et directif. Des anciens musiciens de Joe Cocker, il ne retient que le bassiste Chris Stainton et l’organiste Tommy Eyre pour enregistrer le titre. Il impose la présence en studio du jeune guitariste virtuose Jimmy Page et du puissant batteur de Procol Harum, B.J Wilson. « With A Little Help From My Friends », version gospel, révèle la puissante voix de Joe Cocker, dont les cris sont à rapprocher de ceux d’un certain Ray Charles. Le 45 tours atteint le n°1 du hit-parade britannique en octobre. Même les Beatles félicitent Joe pour sa version considérée aujourd’hui comme l’une des meilleures reprises au monde.

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