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Date d'ajout : 09-03-12

Cesaria Evora est invitée à Lisbonne par une association

Cesaria Evora - Quai Baco

Cesaria Evora naît d’un père musicien et d’une mère cuisinière le 27 août 1941 à Mindelo, sur Sao Vicente, une des îles du Cap-Vert.

« Enfant, je baignais dans la musique. Mon père jouait de la guitare, du violon et du cavaquinho (une petite guitare à corde). Il était ami avec un compositeur et ma mère, qui était cuisinière pour les blancs, adorait la musique. » (Thalassa magazine, 12/06)

En 1948, son père meurt brutalement, terrassé par l’alcool. Cesaria a alors 7 ans.

Elle part vivre dans un orphelinat car sa mère est trop pauvre pour l’élever avec ses cinq frères. Elle y apprend à chanter dans une chorale pendant près de six ans.

L’alcool, la pauvreté et la solitude

Elle a 16 ans quand elle rencontre son premier grand amour, Eduardo, un marin qui l’initie et la sensibilise aux mornas anciennes, ces chansons aux rythmes plaintifs qui résonnent dans le patrimoine culturel de l’archipel.

Mais derrière cette poésie, l’adolescence de Cesaria est marquée par l’errance dans les rues et les bars. Elle chante pour gagner quelques sous ou payer ses verres d’alcool.

« J’ai passé vingt ans de ma vie à chanter dans les bars. Quand les propriétaires des troquets me disaient : ‘’Demain il y aura un bateau, il y aura du monde’’, j’y allais et je chantais. Toujours avec plaisir. Parfois, je chantais pour les Blancs dans leur maison ; avec les musiciens, nous nous partagions l’argent récolté. Je ne regrette rien, c’était une école de vie. » (Notre temps, juillet 2006)

La « Sodade », le spleen, est son quotidien, bien que son talent commence à être reconnu dans l’archipel. Elle enregistre même deux 45 tours peu après ses 30 ans.

Mais l’alcool devient un compagnon fidèle et dévorant. Il finit par avoir raison des espoirs de carrière de la triste Cesaria, plongée dans la pauvreté et la solitude. Elle arrête de chanter pendant dix ans, de 1975 à 1985.

Jusqu’au jour où une association de femmes l’invite à Lisbonne pour assister à une série de concerts. Elle y rencontre José Da Silva, un jeune français d’origine capverdienne qui devient rapidement son ami et producteur.

« José Da Silva était aiguilleur à la SNCF à la gare de Lagny et passionné de musique. Il m’a proposé de chanter pour la diaspora cap-verdienne en France. J’ai logé chez lui, j’ai fait des concerts, puis j’ai participé au festival de musiques métisses d’Angoulême. C’est là que tout a commencé. La France est devenue ma seconde patrie. Et José est toujours mon producteur. » (Notre temps, juillet 2006)

En 1988, Cesaria Evora a 47 ans lorsqu’elle sort « La diva aux pieds nus », le premier album d’une longue et riche carrière où l’ex-alcoolique baignée de pauvreté prendra la plus belle des revanches sur la vie.

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