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Date d'ajout : 09-03-12

Cecilia Bartoli passe une audition à Milan

Cecilia Bartoli - Quai Baco

Cecilia Bartoli nait à Rome le 4 juin 1966.

« Je suis née sur le Monteverde Vecchio, dans le quartier du Giannicolo. Je suis 100% romaine. » (Le monde de la musique », avril 2000)

Fille d’une soprano lyrique et d’un ténor dramatique, elle grandit dans un univers musical certain.

 

« Il y a bien au départ un petit capital génétique. Mon père et ma mère étaient chanteurs lyriques, ce n’est pas anodin. Mais il n’y a rien d’automatique. Jusqu’à l’âge de 15 ans, je n’imaginais pas ma vie dans la musique. Je n’avais jamais soupçonné un petit talent caché, encore moins le bonheur de chanter ! Mais ma mère avait décelé en moi quelque chose qu’elle-même avait en elle. Elle ne l’aurait pas vu, je passais à côté ! Car il existe autour de nous des tas de chanteurs qui s’ignorent, faute d’une rencontre, faute d’un déclic. Le mien n’est guère surprenant. En revanche, celui de ma mère a tenu du miracle. » (Le monde, 27 août 2002)

Silvana Bazzoni, sa mère, fut remarquée par le Père du village dans lequel elle chantait pour l’église. Elle a ainsi pu étudier le chant au conservatoire et rencontrer Angelo Bartoli avec lequel elle a chanté en duo Manon Lescaut de Puccini. Les deux jeunes tourtereaux se sont mariés et avant de chanter ensemble dans le Chœur de Rome.

La maison lyrique

Cecilia grandit donc dans une ambiance artistique. Elle joue par exemple derrière la scène où ses parents se produisent en chantant l’opéra Aïda.

Avec son frère aîné Gabriel et sa sœur Federica, la famille « supporte » les airs que chantent les parents.

« On se disait : oh la la ! c’est pas possible, cette maison ! Et on criait : fermez au moins vos portes ! » (Le monde », 27 août 2002)

Cecilia découvre la trompette avant de se mettre au piano. Son frère, lui, joue de l’alto et sa sœur du violon.

« Curieusement le travail du souffle et de la respiration est très proche des techniques de la voix. » (Le monde, 27 août 2002)

Un début de carrière malgré elle

Elle participe à l’âge de 8 ans à l’opéra Tosca de Puccini, à Rome, dans lequel elle interprète le jeune berger.

En 1980, elle est subjuguée par le flamenco et veut devenir danseuse.

« J’étais fascinée par la fusion du rythme et de la musique. Je voulais devenir une grande danseuse de flamenco. Je me suis mise à l’étudier avec flamme. » (Le monde, 27 août 2002)

Sa mère l’incite à étudier le chant en lui apprenant elle-même les bases sous forme de jeu .

« Maman venait de se convaincre que j’avais une voix. Restait à me la faire découvrir et me faire mordre au jeu. Sans me braquer ! « Viens donc près de moi », me disait-elle en s’asseyant au piano, « on va essayer un truc marrant ! » Et puis le lendemain, elle reprenait : « Tiens, essaie donc cette note » Oh, 5 ou 10 minutes pas plus. Et puis le surlendemain elle proposait en rigolant un petit exercice de vocalise. J’y allais un peu en râlant, mais elle m’intriguait, me mettait au défi. Et puis quand j’avais bien accroché, que je souhaitais poursuivre, elle refermait le piano : « Fini, on continuera demain si tu veux ! » C’était toujours mine de rien. Un petit jeu entre nous deux. Mais de mini séance en mini séance, de jeux en exercices, j’ai commencé à entendre ma voix et à être sidérée de ce qui sortait de ma gorge. C’était si proche de mon âme que j’en étais bouleversée. Maman ne disait presque plus rien. Mais elle poussait un peu plus loin les exercices, la leçon devenait quotidienne, le travail méthodique. On pouvait rester un jour sur une même note, ne passant à la suivante que si elle était parfaite. Et je me suis accrochée. J’ai progressé. Je connais tellement de parents qui ont dégoûté leurs enfants en les soumettant à de terribles pressions que la méthode de maman me paraît fantastique. C’est elle ensuite qui m’a incitée à me présenter au conservatoire. Je lui dois tout. » (Le monde, 27 août 2002)

Cecilia s’accroche, mais n’envisage pas encore une carrière musicale. Elle entreprend pourtant des études musicales au conservatoire Sainte-Cécile de Rome, avec le professeur Tomaso Frascati.

« J’ai commencé à réfléchir lorsque les professeurs se sont battus pour m’avoir dans leur classe. » (Le monde de la musique, novembre 2001)

Cecilia doute de sa capacité à percer dans ce milieu, jusqu’au jour où, en 1986, elle passe une audition à Milan. Elle y est remarquée par le directeur artistique de Decca, Christopher Raeburn, qui lui fait signer son tout premier contrat.

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