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Date d'ajout : 04-06-12

Beirut s’inspire de la France pour son album

Beirut - Quai Baco

Zach Condon, plus connu sous le nom de Beirut, naît le 13 février 1986 à Santa Fe aux Etats-Unis.

Son enfance, il la passe à Albuquerque au Nouveau-Mexique.

Son père est saxophoniste dans un groupe dénommé Sydney. C’est lui qui offre à Zach sa toute première trompette pour ses 12 ans.

Rapidement, il se passionne pour l’instrument et la musique en général. Dès ses 15 ans, il enregistre sous le nom de The Real People, son tout premier album. « The Joys of Losing Weight » est un opus dont le style est clairement orienté vers la musique électronique.

La même année, Zach Condon effectue un voyage en France avec son frère qui va le marquer à tout jamais.

« J’ai découvert Paris quand j’avais 15 ans, lors d’un voyage avec mon frère aîné, et depuis, c’est devenu mon port d’attache, en quelque sorte. C’est en traînant avec d’autres gamins sur les quais de l’Ile Saint-Louis que j’ai découvert la musique des Balkans. Un orchestre ambulant s’y produisait régulièrement et, touché par l’ivresse de cette musique, je suis allé demander à l’un des gars de m’en dire un peu plus. Il m’a répondu : ‘’oh tu sais, j’essais juste de jouer comme le faisait mon père’’. J’ai été immédiatement conquis. » (Magic !, octobre 2006)

Lors de ce même séjour, il découvre la musique électronique française avec l’album « Moon Safari » du groupe Air. C’est à cet instant qu’il comprend l’importance de la musique « World » qui n’est pas forcément très présente aux Etats-Unis.

L’année suivante, cette fois-ci sous le pseudonyme de 1971, il sort un EP intitulé « Small Time American Bats ». Zach Condon décide de quitter les bancs de l’école pour continuer à voyager à travers l’Europe et découvrir de nouveaux courants musicaux.

C’est en s’inspirant des grandes fanfares balkaniques et en s’entourant de nombreux musiciens que Zach décide de fonder le groupe Beirut qui sort en 2006 son tout premier album, « Gulag Orkestar ».

« Lors de la parution de mon premier album, la presse s’est tout naturellement focalisée sur mes accointances avec le folklores balkanique, et la question de l’authenticité a commencé à se poser. Les gens m’accusaient d’exploiter une culture qui n’était pas la mienne, d’être une sorte de touriste de la musique. » (Magic !, octobre 2007)

Alors que l’album attire les convoitises de nombreuses salles de concerts et de festivals, Beirut craque et décide d’annuler toute la tournée.

« En tournée, on vit comme sur des montagnes russes : pendant le concert on est tout en haut, après le concert tout en bas. C’est épuisant de passer d’un état à l’autre. Je me forçais à continuer, je pensais pouvoir terminer la tournée. Mais à un moment, mon esprit a refusé de bouger. Je suis retourné chez mes parents au Nouveau-Mexique. Pendant deux ou trois mois, je n’ai rien fait du tout, je ne voulais parler à personne dans le milieu de la musique. C’était une période vraiment dure. » (Les inrockuptibles, 16/10/07)

Petit à petit, Zach se remet à l’écriture pour essayer de remonter la pente. Jusqu’au jour où Beirut s’inspire de la France pour écrire son nouvel album, « The Flying Club Cup ». Le premier single de cet opus, intitulé « Nantes », est un véritable carton.

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